Carnet de travail de l’élève
Ayant pu, selon ses choix pédagogiques, engager l’élaboration d’un carnet de travail de l’élève en classe de première, le professeur en systématise la mise en œuvre sur l’ensemble de l’année de terminale. Faisant droit à l’approche sensible, le carnet de travail est aussi pour l’élève un outil pour réfléchir à son parcours de formation en arts plastiques. Il peut, par ailleurs, constituer une pièce essentielle à intégrer dans le dossier artistique demandé par des écoles supérieures d’art.
Ce carnet de travail est un objet personnel mobilisant, selon la sensibilité et les intentions de l’élève, les potentialités des langages des arts plastiques et de l’image, articulant volontiers le visuel et l’écrit. L’élève le constitue et le nourrit, à son rythme, tout au long de l’année. Il peut y témoigner, au moyen d’éléments librement choisis, d’expériences vécues, de traces de sa pratique plastique et artistique, des évolutions et des étapes de réalisations abouties ou non, de démarches et de projets individuels ou collectifs, de découvertes et de rencontres avec l’art et la culture.
Conseil supérieur des programmes – Arts plastiques, enseignement de spécialité, classe terminale, voie générale, p.21 – mai 2019
Le carnet est un objet essentiel qui vous accompagne tout au long de votre lycée. Il sert de support à votre progression et à votre formation, tout en étant un complément crucial à votre dossier de baccalauréat. Lors de l’oral, il permettra au jury d’engager un dialogue plus approfondi, offrant une meilleure compréhension de vos démarches, de votre processus de création et mettant en lumière vos capacités de travail et de recherche.
Cependant, cette finalité ne doit pas vous empêcher de vous sentir libre dans la gestion de votre carnet et d’en tirer le meilleur parti pour vos pratiques et recherches artistiques au fil du temps.
Le choix du carnet est libre, adopter celui qui vous plait vous inspire. Vous pouvez aussi bien l’acheter que le fabriquer vous-même.
Assurez-vous toutefois qu’il soit facilement transportable, afin de pouvoir l’emporter partout avec vous : en cours, lors de sorties, etc.
Si vous êtes très motivé(e) par le grand format, rien ne vous empêche de l’associer à un petit carnet. N’hésitez pas à expérimenter différents supports.
En ce qui concerne le choix du papier, faites attention au grammage des feuilles. Il n’est pas nécessaire d’utiliser du papier aquarelle pour un carnet. Toutefois, il faut faire attention aux papiers trop minces si vous envisagez d’employer des techniques humides.
Vous avez une totale liberté dans le choix des outils, mais veillez à distinguer vos pratiques : en atelier et en extérieur.
Pour le travail en atelier, vous pouvez utiliser tout le matériel que vous souhaitez, car vous avez le temps (temps de séchage) et pouvez vous permettre d’avoir beaucoup de matériel.
Pour le travail en extérieur, il est important d’être plus efficace et de vous imposer des contraintes matérielles. En extérieur, vous ne pouvez pas vous encombrer. L’objectif est de vous permettre une pratique quotidienne (ou presque) et facile à mettre en œuvre.
Cette contrainte matérielle peut en réalité stimuler votre créativité. Plutôt que de changer d’outil, vous devrez réfléchir à la meilleure manière d’exploiter le peu d’outils que vous avez à disposition : hachurer, varier les signes graphiques, utiliser en lavis, en aplat, frotter, déchirer, etc.
Un simple stylo à bille peut suffire, mais vous pouvez également utiliser un stylo plume avec de l’encre noire (Carbon Ink), une petite palette d’aquarelle, quelques crayons aquarellables, ou encore un pinceau de taille moyenne avec une belle pointe, permettant de réaliser à la fois des aplats et des détails.
Remarque : la pratique régulière du dessin d’observation vous simplifiera grandement la vie. Plus vous maîtrisez cet exercice, plus il vous sera facile de transcrire vos idées en images, d’en parler aisément, de croquer des œuvres de référence (accompagnées bien sûr de quelques notes) et d’esquisser vos projets de présentation.



Volume de travail conseillé
Le carnet de travail est un outil de recherche, d’expérimentation et de réflexion. Il doit témoigner de l’évolution de votre démarche personnelle tout au long de l’année. Il ne s’agit pas d’un portfolio, mais d’un espace où apparaissent aussi les essais, les questionnements et les pistes de recherche.
À chaque période (de vacances à vacances, soit 7 semaines), vous pouvez envisager au minimum :
- une double page consacrée à une exposition visitée ou à une exposition documentée ;
- une page présentant un artiste ;
- une page présentant une œuvre ou une référence artistique en lien avec votre démarche ;
- quatre à six pages consacrées à chaque réalisation de votre projet personnel (recherches, expérimentations, photographies, croquis, annotations, analyses…).
Le carnet doit/ peut contenir
- des croquis, dessins d’observation ou schémas ;
- des photographies de vos réalisations et de leurs étapes de fabrication ;
- des expérimentations plastiques (matières, couleurs, compositions, supports…) ;
- des annotations expliquant vos intentions, vos choix et les difficultés rencontrées ;
- des références artistiques (œuvres, artistes, expositions, films, architecture, design, photographie…) mises en lien avec votre travail ;
- des citations, articles, images collectées ou documents commentés ;
- des comparaisons entre plusieurs œuvres ou démarches ;
- des pistes abandonnées, des erreurs ou des essais accompagnés d’une réflexion sur ce qu’ils vous ont appris.
À garder en tête
Le carnet doit montrer que votre réflexion évolue. Il est préférable d’avoir des pages vivantes, annotées et personnelles qu’une succession d’images sans commentaires.
Pensez à dater régulièrement vos pages et à établir des liens entre vos expérimentations, les éléments du programme et les références artistiques vues en classe.
